05 juin 2006
Les utopiens ne se marient pas en aveugles
Extrait du livre "utopie" de Thomas More
Je vous laisse méditer...en attendant je pars travailler...
22 mai 2006
Rencontre jeune création/ 2005
Et la gazelle à tête de cheval elle est où??
Y'en a deux qui suivent!!
16 mai 2006
Couverture de livre
Pour Henri Pena-Ruiz s'il passe pas là...
01 mai 2006
La langueur d'Amour
Ouvrage souple et unique brodé et composé de 70 pages
Extrait du livre « fragments d’un discours amoureux »
de Roland Barthes
(pages 185-186)
65 x 85 cm
LANGUEUR. Etat subtil du désir amoureux, éprouvé dans son manque, hors de tout vouloir-saisir.
1. Le Satyre dit : je veux que mon désir soit immédiatement satisfait. Si je vois un visage qui dort, une bouche entrouverte, une main qui traîne, je veux pouvoir me jeter dessus. Ce satyre – figure de l’Immédiat- est le contraire même du Langoureux. Dans la langueur, je ne fais qu’attendre : « Je ne finissais pas de te désirer. » (le désir est partout ; mais, dans l’état amoureux, il devient ceci, de très spécial : la langueur.)
2.« et toi dis donc mon autre vas-tu enfin me répondre je m’ennuie de toi j’ai envie de toi je rêve de toi pour toi contre toi réponds moi ton nom est un parfum répandu ta couleur éclate parmi les épines fais revenir mon cœur avec du vin frais fais moi une couverture de matin j’étouffe sous ce masque peau drainée arasée rien à part le désir »
3. « … car dés que je t’aperçois un instant, il ne m’est plus possible d’articuler une parole : mais ma langue se brise, et, sous ma peau, soudain se glisse un feu subtil : mes yeux sont sans regard, mes oreilles bourdonnent, la sueur ruisselle de mon corps, un frisson me saisit toute, je deviens plus verte que l’herbe, et, peu s’en faut, je me sens mourir. »
4.« Mon âme, lorsque j’embrassais Agathon, venait sur mes lèvres, comme si la malheureuse devait partir ailleurs. » Dans la langueur amoureuse, quelque chose s’en va, sans fin ; c’est comme si le désir n’était rien d’autre que cette hémorragie. Voici la fatigue amoureuse : une faim sans assouvissement, un amour béant. Ou encore : tout mon moi est tiré, transféré à l’objet aimé qui en prend la place : la langueur serait ce passage exténuant de la libido narcissique à la libido objectale. (Désir de l’être absent et désir de l’être présent : la langueur surimprime les deux désirs, elle met l’absence dans la présence. D’où un état de contradiction : c’est " la brûlure suave".
20 avril 2006
"Le baiser" poème de Gérard de Nerval
J’ai soif d’un baiser
Comme une ville qui s’allume
Et que le vent vient d’embraser
Tout mon coeur brûle et se consume
J’ai soif, oh, j’ai soif d’un baiser !
Baiser de la bouche et des lèvres
Où notre amour vient se poser
Plein de délices et de fièvre
Ah, j’ai soif, j’ai soif d’un baiser !
Baiser multiplié que l’homme
Ne pourra jamais épuiser.
O toi, que tout mon être nomme,
J’ai soif, oui, j’ai soif d’un baiser
Fruit doux où la lèvre s’amuse
Beau fruit qui rit de s’écraser
Qu’il se donne où qu’il se refuse
Je veux vivre pour ce baiser
Baiser d’amour qui règne et sonne
Au cœur battant se briser,
Qu’il se donne où qu’il se refuse
Je veux mourir de ce baiser.



















